Autonomie réelle des voitures électriques : quelles surprises pour ces 32 modèles selon les derniers tests ?

L’autonomie réelle des voitures électriques, c’est un peu comme la météo du week-end : on espère toujours le soleil, mais on finit quand même par prendre la pluie ! Malgré les promesses sur papier, la distance parcourue sans recharge réserve encore bien des surprises, et pas toujours celles qu’on attend. Alors, entre fantasme et réalité, jusqu’où iront vraiment ces 32 modèles passés au crible des derniers tests ?

Autonomie annoncée : un argument clé, mais trompeur ?

  • Le sujet de l’autonomie reste brûlant chez les automobilistes, au point d’en rebuter plus d’un lors de l’achat.
  • Pourtant, il est désormais admis que la véritable clé, c’est la qualité du réseau de bornes de recharge, qui, il faut le dire, tient la route en France.
  • Certaines marques mettent allègrement en avant leurs chiffres d’autonomie, notamment celles rêvant d’atteindre les 1 000 km comme Lucid ou Zeekr.
  • Mais d’autres, à l’image de Ford, ont compris que proposer des voitures conçues pour couvrir des distances dignes d’un rallye n’est plus vraiment indispensable.

La (dure) réalité de l’autonomie sur la route

La vraie question à se poser avant de partir à l’aventure, c’est celle de l’autonomie réelle. Oui, l’homologation WLTP a bien remplacé l’ancien cycle NEDC, jugé beaucoup trop optimiste (et déprimant après le coup du vrai plein d’essence, on connaît). Pourtant, là non plus, ce n’est pas infaillible. L’autonomie sur route dépend en effet de plusieurs paramètres :

  • Votre style de conduite… et celui de votre chat, si vous le laissez choisir les modes Sport.
  • L’utilisation d’accessoires énergivores (clim, chauffage, qui se reconnaîtront…)
  • Le poids à bord : déménageurs et amateurs de coffres pleins, prenez note.
  • La température extérieure : un gel de compétition ou une chaleur caniculaire changent tout !
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C’est pourquoi le média norvégien Motor.no a pris le taureau par les cornes, en testant une flopée de voitures électriques sous différents climats. Au début de l’année, c’était ambiance igloo avec des températures comprises entre -5 et -10 °C. La Tesla Model S avait alors impressionné le public, atteignant 530 kilomètres sur la glace. Récemment, les mêmes journalistes ont remis ça, mais cette fois-ci les voitures ont roulé sous des températures idéales, de 15 à 20 °C. L’idée ? Mesurer l’écart entre la promesse WLTP et la distance réelle sur route.

Des résultats en demi-teinte : qui joue les premiers de la classe ?

On pourrait s’attendre à ce qu’avec une température clémente, les valeurs annoncées par le cycle WLTP collent (presque) parfaitement à la réalité… Eh bien, niet ! Certains modèles affichent tout de même jusqu’à 13 % de moins que prévu.

  • Le Toyota bZ4x fait partie des recalés, avec 434 km contre 503 km annoncés.
  • La BYD Atto 3 ne suit pas non plus, plafonnant à 364 km contre 420 espérés (allô la marque, on voudrait un mot d’excuse).

Mais attention, tout n’est pas gris :

  • La Tesla Model S Grande Autonomie, annoncée à 634 km (WLTP), a réussi l’exploit d’atteindre 672 km sur le test, soit +6 %. Problème : le site norvégien a confondu les homologations selon les jantes utilisées. Avec la configuration du test, la vraie référence est 723 km, donc la performance reste en deçà de l’autonomie promise.
  • Surprise du chef, le Nissan Ariya dépasse les attentes avec 580 km parcourus, quand le constructeur en annonce 533 – une performance qui intrigue après une polémique sur la recharge repérée récemment.
  • La Xpeng P7 aussi s’en sort haut la main, affichant 557 km au lieu de 505 km WLTP.
  • Dans le peloton de tête, on retrouve aussi la MG4, la Tesla Model Y Propulsion, les imposants BMW i7, Mercedes EQE et EQS SUV, sans oublier la Hyundai Ioniq 6 qui signe de belles performances sur le même trajet mixte.
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Bilan : parcours mixte, résultats contrastés, attention aux illusions

Le protocole de test, précisons-le, mêlait 365 km d’autoroute à 120 km de routes départementales, le tout à une vitesse moyenne de 70 km/h. Et si, à la fin, la voiture avait encore la gnaque, on repartait pour une boucle supplémentaire ! (les Marathoniens apprécieront)

On le voit, l’autonomie réelle ne colle pas toujours aux valeurs théoriques, même dans des conditions idéales. Si certains modèles brillent, d’autres peinent à suivre. La toute nouvelle BYD Atto 3 a d’ailleurs beaucoup déçu, avec une autonomie largement en retrait de ses promesses de fiche technique.

En résumé : ne vous arrêtez pas aux chiffres en gras dans la plaquette ou sur les publicités. L’autonomie, c’est aussi une histoire de contexte, de météo et de coups de pédale un peu trop enthousiastes. Avant tout investissement, jetez donc un œil aux retours d’usagers et aux tests indépendants, car sur la route, la réalité reprend (toujours) ses droits.

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.

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