Dans un marché urbain en pleine mutation, la mobilité électrique séduit de plus en plus d’usagers à la recherche d’un véhicule compact, performant et accessible. C’est dans ce contexte que Renault innove avec la future génération de citadines, visant à démocratiser la voiture électrique tout en conciliant coût maîtrisé et autonomie optimisée. La nouvelle version destinée au marché chinois, sous l’appellation chinoise Renault 5, témoigne de cet équilibre stratégique où technologie avancée et production locale s’entrelacent pour répondre aux défis environnementaux et économiques.
En bref
- Renault prépare une citadine électrique abordable grâce à une batterie lithium-fer-phosphate (LFP) moins coûteuse.
- L’architecture cell-to-pack améliore la densité énergétique et l’autonomie sans poids supplémentaire.
- Le moteur synchrone à aimants permanents avec technologie hairpin offre une puissance de 80 kW (109 ch) assemblée en France.
- Production mixte sino-française pour optimiser délais, coûts et qualité avec jusqu’à 120 000 moteurs par an.
- La commercialisation est prévue à partir de 2027, avec un prix d’entrée revu à la baisse face à une concurrence accrue.
Renault 5 chinoise : Contexte et enjeu du marché des citadines électriques
Le segment des citadines électriques connaît une expansion rapide avec une demande croissante pour des véhicules compacts, accessibles et adaptés à la vie urbaine. La version chinoise de la Renault 5 s’inscrit dans cette dynamique en proposant une offre électrique pensée pour séduire un large public.
Deux facteurs clés ressortent dans ce marché : le prix et l’autonomie. Pour toucher un plus grand nombre d’acheteurs, il faut pouvoir offrir une voiture au tarif compétitif sans sacrifier la qualité ou la technologie embarquée. C’est dans cet esprit que Renault travaille à développer une citadine électrique équipée notamment d’une batterie innovante et d’un moteur performant à moindre coût.
Le contexte mondial oblige aussi à s’adapter aux nouvelles attentes écologiques et économiques. Avec un tarif actuel démarrant autour de 25 000 euros pour la Renault 5 E-Tech, rendre ce véhicule plus abordable sans réduire son autonomie ou sa fiabilité constitue un enjeu de taille dans le secteur.
Batterie LFP et architecture cell-to-pack : Impact sur le prix et l’autonomie
Passage au LFP et implications sur les coûts
La Renault 5 chinoise bénéficiera d’une batterie lithium-fer-phosphate (LFP), une technologie reconnue pour sa sécurité et son coût réduit. Par rapport aux batteries classiques, le LFP est environ 20 % moins cher, ce qui permet d’abaisser significativement le prix final du véhicule.
Cet avantage influe directement sur le positionnement tarifaire, avec une offre plus accessible dès l’entrée de gamme. De plus, ces batteries affichent une longue durée de vie et une meilleure stabilité thermique, ce qui augmente la confiance des utilisateurs sur la fiabilité à moyen terme.
Architecture cell-to-pack et densité énergétique
En plus du passage au LFP, Renault introduit une architecture cell-to-pack (CTP) pour la batterie. Cette configuration supprime les modules intermédiaires en regroupant directement les cellules, ce qui accroît la densité énergétique.
Résultat : plus d’énergie stockée dans un espace réduit, ce qui optimise l’autonomie sans alourdir le véhicule. Cette innovation technique permettra à la future Renault 5 d’offrir une meilleure portée tout en conservant un poids contenu, essentiel pour maximiser le rendement énergétique en ville.
Moteur et chaîne de fabrication : Du Chine à Cléon, lien avec la Renault 5 chinoise
Moteur Renault 5 chinoise : Synchrone à aimants permanents et hairpin
La motorisation retenue pour cette nouvelle citadine électrique est une machine synchrone à aimants permanents équipée de la technologie hairpin sur le stator. Cette technique améliore la densité de puissance et refroidit mieux le moteur, ce qui se traduit par une performance durable et des gains d’efficacité.
Avec une puissance de 80 kW (109 chevaux), ce moteur chinois assemblé en France garantit une motorisation fiable et plus abordable. Cette innovation technique marque une évolution notable pour Renault, qui innove dans ses moyens de production afin de garder un excellent rapport qualité-prix.
Production et intégration de composants chinois
La fabrication des moteurs s’effectue à l’usine de Cléon, en Seine-Maritime, avec une capacité allant jusqu’à 120 000 unités par an. Cette localisation garantit la conformité aux normes européennes tout en limitant les coûts grâce à l’intégration de composants venus d’Asie.
Renault a également monté une équipe en Chine pour accélérer le développement et réduire les délais. Cette stratégie de coopération permet d’optimiser la chaîne d’approvisionnement, tout en adaptant la production aux standards de qualité du groupe.
Le mot de l’auteur
“Allier une motorisation innovante avec une batterie performante est la clé pour rendre une citadine électrique à la fois économique et efficace.”
Positionnement face à la concurrence : Renault 5 chinoise et ses rivales Nio Firefly, MG4 et Twingo
Sur le marché des citadines électriques, la Renault 5 issue du partenariat sino-français doit faire face à une concurrence féroce. La Nio Firefly, par exemple, affiche un prix qui pourrait démarrer entre 14 000 et 20 000 euros, soit environ deux fois moins que la Renault 5 actuelle.
La MG4 et la Twingo électrique sont aussi des adversaires sérieux, offrant chacun des designs et technologies adaptés à leurs clientèles. La Firefly se distingue par un look compact inspiré en partie de la Honda e et une orientation vers l’accessibilité maximale.
La nouvelle Renault 5 vise, quant à elle, à maintenir l’équilibre entre style iconique, technologie moderne et qualité Renault, tout en proposant une version d’entrée de gamme moins coûteuse à partir de 2027.
Calendrier et implications industrielles : 2027, coûts et localisation
Renault prévoit une mise à jour complète de ses modèles Renault 5 et Renault 4 en 2027, intégrant la nouvelle plateforme électrique et la batterie LFP en architecture cell-to-pack. Cette étape majeure doit permettre de rendre ces citadines électriques plus compétitives tant en termes de prix que de performances.
Le lancement de la version sino-française avec moteur assemblé à Cléon et batterie optimisée sera un tournant industriel pour Renault. Il s’agira d’une stratégie claire pour réduire les coûts tout en proposant un véhicule conforme aux attentes européennes.
Cette localisation partielle de la production en France, combinée à une intégration intelligente des composants asiatiques, répond à la fois aux exigences légales et économiques. Renault espère aussi accélérer le cycle de développement en deux ans, clé pour s’adapter rapidement au marché.
- Lancement prévu en 2027 avec nouvelle configuration technique
- Prix d’entrée revu à la baisse grâce à la batterie LFP
- Moteur de 80 kW assemblé à Cléon, optimisant coûts et qualité
- Capacité de production locale jusqu’à 120 000 moteurs par an
- Équipe dédiée en Chine pour réduire les délais de développement
FAQ — Renault 5 Chinoise
Quelle voiture ressemble à la Renault 5 ?
La Renault 5 chinoise se distingue de certains modèles comme la Nio Firefly, qui affiche un design compact similaire et un prix d’entrée plus bas. De plus, la Twingo électrique et la MG4 se positionnent également sur le marché des citadines électriques, chacune avec ses particularités.
Quelle est la meilleure voiture électrique chinoise neuve ?
Parmi les meilleures voitures électriques chinoises neuves, des modèles comme la Nio ES6 ou le BYD Han sont souvent cités pour leurs caractéristiques avancées. Cependant, l’évaluation de ce qui est “meilleur” dépend des attentes individuelles en matière de performance, technologie et prix.
Quelle est la nouvelle Renault pour le marché asiatique ?
La Renault 5 chinoise est la nouvelle offre de Renault pour le marché asiatique. Elle vise à répondre à la demande croissante pour des véhicules électriques compacts et abordables, tout en respectant des standards de qualité élevés liés à la marque.
Où est fabriquée la nouvelle Renault 5 ?
La nouvelle Renault 5 chinoise est assemblée à l’usine de Cléon, en Seine-Maritime, en France, même si des composants, notamment pour le moteur, proviennent de Chine. Ce système de production vise à garantir la conformité aux normes européennes tout en optimisant les coûts.

Romain est mécanicien depuis 10 ans, aussi à l’aise sous le capot d’une citadine que sur le moteur d’une moto sportive. Convaincu que la mécanique ne devrait pas être réservée aux professionnels, il partage sur Ateliers Méca ses connaissances techniques et ses astuces de garage pour aider chacun à devenir plus autonome.






