Envie de rouler en ville avec le style d’un biker, sans pour autant sentir l’odeur d’essence ni vous ruiner avec un plein ? Bikle, cette marque française, fait tourner les têtes avec des vélos électriques qui ressemblent carrément à des petites motos – du genre à attirer tous les regards sur la piste cyclable ! Plongée dans l’univers d’un deux-roues qui ne laisse pas indifférent…
Un vélo au look de petite moto : pour qui, pourquoi ?
Fini les vélos qui se ressemblent tous ! Chez Bikle, on s’adresse à ceux qui veulent affirmer leur personnalité et rouler différent, même si cela implique de faire quelques concessions côté pragmatisme. Oubliez la rationalité ; ici, c’est l’originalité qui prime ! Ces vélos dessinés avec l’allure d’une mini-moto se destinent clairement aux fans de style, à ceux qui préfèrent se distinguer que gagner une course de lenteur au feu rouge.
L’idée n’est pas totalement nouvelle : d’autres marques comme Super73, Ruff Cycles ou HeritageBike se sont déjà inspirées du monde de la moto pour concevoir leurs vélos à assistance électrique. Mais chez Bikle, l’histoire commence grâce à deux créateurs venus – roulements de tambour – non pas du vélo, mais de l’automobile et de la moto : Tris Burgaud et Cédric Collao. Leur objectif ? « Concevoir un deux-roues motorisé, accessible à tous, fidèle à nos valeurs, avec une fabrication française et artisanale où le travail de chaque intervenant est respecté et mis en valeur. » Et rien que ça, ça donne envie de mettre un casque… ou un béret !
Un vrai savoir-faire français (mais pas que)
Les vélos Bikle se distinguent aussi par leur fabrication locale : la quasi-totalité du vélo – le cadre (cintrage, découpe, soudure), la sellerie, la peinture, l’assemblage, les finitions – est réalisée à Annecy, en France. Cocorico !
Néanmoins, pour la transmission et le freinage, Bikle fait comme la plupart du secteur et fait venir ces composants d’Asie. Le moteur, un moyeu arrière signé Bafang (un acteur bien connu en Chine et chez les amateurs de vélos électriques), délivre jusqu’à 80 Nm de couple. Il en faut bien autant pour donner vie à cette bécane de 30 kg déjà bien campée sur ses gros pneus de 20 pouces !
Style affirmé et stratégies futées
La batterie occupe une place de choix : fixée sur le tube horizontal du vélo, elle rappelle immanquablement le réservoir d’essence d’une moto. Ce choix n’a rien de hasardeux : les créateurs assument entièrement cet hommage mécanique. Ils ont préféré cette solution à une implantation plus classique en bas du cadre, même si cela modifie (un peu) le centre de gravité du vélo. Il s’agit aussi d’une décision économique : l’ajout d’un faux réservoir transformable en coffre, comme chez HeritageBike, aurait coûté trop cher à réaliser et gonflé la facture finale.
Petite touche d’humour sur l’autonomie : ne vous attendez pas à partir au bout du monde sans recharger ! Le modèle de base, proposé à 2500 €, offre une batterie de 360 Wh (pour environ 50 km au maximum annoncé) et une fourche rigide en acier – c’est déjà amusant, mais pas pour les expéditions. Pour ceux qui en veulent plus, il existe :
- Un pack batterie 560 Wh (prévoir 300 € de plus)
- Un modèle “R” avec moteur 48 V, batterie 640 Wh, système d’éclairage (gros phare à l’avant) : 3199 € (ou 2999 € en précommande)
- Une version “S” à 3499 € (ou 3299 € en précommande), dotée d’une batterie de 1041 Wh (jusqu’à 120 km d’autonomie), d’une selle et de poignées marron, et de pneus à flancs blancs : de quoi crâner dans toute la ville !
Comparons rapidement : chez Heritage, la gamme démarre à 5900 €, soit plus du double… De quoi relativiser le tarif de Bikle !
Pourquoi ne pas en faire une moto ? Et la suite ?
On pourrait se demander pourquoi ne pas avoir directement créé une petite moto électrique. Les fondateurs répondent, avec pragmatisme (et un brin de tendresse pour la bicyclette), que le vélo à assistance électrique était la solution idéale pour « proposer un véhicule stylé, accessible, et capable de vous emmener dans la plupart de vos déplacements du quotidien ».
Le vélo garde en effet de solides arguments en sa faveur : il se manie partout (pistes cyclables, routes, chemins), là où les cyclomoteurs sont souvent limités à la route. La transmission de vélo permet également de moins solliciter le moteur, et donc d’éviter de surdimensionner moteur et batterie – malin !
Cerise sur le guidon : Bikle envisage même, à moyen terme, de développer une version speedbike encore plus puissante, qui entrerait dans la catégorie des cyclomoteurs. On resterait donc à pédales, mais avec encore plus de sensations façon mini-moto.
Conclusion : Bikle, l’originalité à la française… sur deux roues !
Si vous cherchez à sortir du lot avec un engin qui ne ressemble à aucun autre vélo croisé sur la route, Bikle a bel et bien ce qu’il vous faut. Artisanat local, look de mini-moto et conception pensée pour les urbains en quête de sensations inédites : une vraie alternative pour pédaler stylé, et pourquoi pas, lancer une nouvelle mode sur les pistes cyclables !

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.






