Préparez-vous à ouvrir grands les yeux (et peut-être à les refermer aussitôt) ! Plongée dans la face cachée de la moto : ces modèles tant décriés qu’ils en deviennent mythiques, où le laid tutoie parfois le sublime… ou l’incroyablement raté. Que vous soyez motard dans l’âme ou amateur d’objets insolites, ce classement, nourri autant d’avis subjectifs que de faits indiscutables, va certainement éveiller en vous quelque chose…
Quand le style donne un (gros) coup de frein
L’esthétique n’est peut-être pas tout, mais dans le monde de la moto, elle compte plus qu’on ne veut l’admettre. Car si certaines machines font rêver, d’autres vous réveillent… violemment.
- Il existe des motos si peu gracieuses qu’elles finissent par devenir presque attachantes à force de laideur. L’une d’elles, introduite en 1958 puis relancée en 1965, allie une hauteur sous chassis désespérément faible à une maniabilité… eh bien, disons acrobatique. Les performances n’étaient pas là pour relever le niveau : des kilomètres de promesses pour bien peu d’émotions.
- Difficile aussi de passer à côté de la fameuse “fabrique à veuves”. Rapide ? Oui, mais uniquement en ligne droite (très droite !). En dehors de cela, difficile à conduire et freinage calamiteux. Ajoutez un design morose au possible et vous obtenez la recette du désamour.
- Que dire de ce modèle produit de 1978 à 1983, aussi peu élégant que mystérieux ? Rien qu’en lisant le mot “turbo” sur la marmite, tout motard en perd son latin. Et pour cause : entre des défauts de moteur, une aérodynamique oubliée (volontairement ?), des carénages en plastique criard et des jantes “laiton” discutables, il y a de quoi se gratter la tête. Beaucoup.
Quand les grandes marques déraillent…
- Numéro sept, surprise : tout un panthéon de la moto italienne se retrouve ici, avec Moto Guzzi. Certes, la marque a inscrit son nom en lettres d’or (ou plutôt de rouge) dans l’histoire de la motocyclette. Mais souvent, ses lignes géométriques et peu fluides laissent perplexe, en quête d’harmonie. On salue quelques belles réussites, mais la plupart du temps, le style reste… particulier.
- Il y a aussi cette moto destinées au tout-terrain qui finit par effrayer plus qu’un parcours de motocross. Manque de grâce, maniabilité douteuse, suspensions téméraires et freinage capricieux : même les plus courageux hésitent à l’enfourcher. Une vraie grenouille de compétition, sauf qu’elle ne saute pas très loin.
- Pivoter au milieu de ce classement, c’est aussi tomber sur la grosse surprise de Ducati en 2003 : une moto au design si indéfini qu’il en devient presque intrigant… ou totalement hors-sujet. La transition de la route au “multistrada” n’aura jamais été aussi pénible pour la marque. Un cauchemar pour certains, mais il s’est tout de même trouvé une poignée d’âmes courageuses pour l’aimer.
Quand l’audace devient une aventure risquée
- BMW n’échappe pas non plus au blâme. Reconnue pour pousser l’innovation très loin, la firme a franchi la ligne jaune (dans tous les sens du terme !) avec la K1, voulant atteindre l’extrême aérodynamisme sans s’arrêter à la praticité : le résultat est un engin lourd, peu maniable, et esthétiquement… disons, discutable. Et ce n’est pas la seule dans cette veine : sa cousine du classement a visiblement traversé la même phase lunaire. Deux années, deux catastrophes, façon course à la Lune entre USA et URSS, où chaque tentative d’amélioration donne pire que la précédente !
- Quant à Honda, la question demeure : que se passait-il dans la tête de celui qui a validé le passage en production (et pire, en vente) de ce modèle ? Une laideur indiscutable, à laquelle s’ajoutent un prix fixé au-delà des 25 000 €, et une cylindrée (1832 cc) qui n’a d’autre raison d’être qu’un goût pour l’excès sans fondement.
Harley Davidson : la palme du ratage stylé
Mais THE winner reste le “topper”… signé Harley Davidson entre 1960 et 1965. Après soixante ans de succès, avoir survécu à la crise de 1929, fourni les armées pendant deux guerres, les grands patrons de Milwaukee se sont crus capables de tout. Leur idée ? Fabriquer un scooter. Résultat : cinq ans plus tard, retour en réunion (et sur leurs magnifiques fauteuils) pour constater que, vraiment, leur truc c’est le chopper et le custom, pas la mobylette. Fin de la parenthèse.
En résumé : la beauté est, certes, subjective, mais face à ces motos, difficile de retenir seulement la subjectivité… Retenez la leçon : même les plus grands peuvent rater leur virage. Et qui sait, peut-être que l’esprit du laid réserve aussi mot et moteur pour qui sait en rire !

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.






