Voiture classique grise garée en ville, identifiée comme Citroën gs vintage.

Citroën GS : guide complet d’achat, essais et fiabilité

L’essentiel à retenir :

La Citroën GS s’est imposée comme un pilier du segment des voitures moyennes avec 2,5 millions d’exemplaires fabriqués. Elle a su intégrer une suspension oléopneumatique innovante garantissant un confort et une tenue de route remarquables. Sa gamme de motorisations boxer offre un bon équilibre entre performance et silence, plaçant ce modèle parmi les réussites majeures de Citroën.

Si l’on pense souvent que les berlines familiales des années 1970 étaient monotones, la gamme Citroën gs prouve le contraire grâce à son design avant-gardiste et sa technologie de suspension unique. Conçue pour répondre aux exigences d’un marché compétitif, elle associe habitabilité, confort et innovations mécaniques comme les boîtes semi-automatiques et moteurs boxer. En explorant ses différentes évolutions et versions, vous serez capable d’évaluer précisément ses qualités, ses points faibles et son potentiel en collection ou usage quotidien.

Citroën gs : contexte et positionnement sur le marché

La Citroën GS est une berline familiale produite entre 1970 et 1981, suivie par la GSA jusqu’en 1986, qui s’est imposée comme un modèle clé dans le segment des voitures moyennes. Avec près de 2,5 millions d’exemplaires fabriqués, elle se place parmi les plus gros succès de Citroën après la 2 CV et l’AX.

Pensée pour combler un vide entre les petites populaires et les grandes berlines de la marque, la GS se démarque par ses innovations techniques et son design avant-gardiste à l’époque.

Sur le marché très concurrentiel des années 1970, la GS rivalisait avec des modèles comme la Peugeot 304, Renault 12 ou la Simca-Chrysler 1307, offrant une combinaison unique entre habitabilité, confort et performance grâce à ses technologies exclusives.

Motorisations et performances des GS/GSA

Moteurs boxer à plat

Les moteurs de la Citroën GS sont des blocs boxer refroidis par air, connus pour leur compacité et leur silence. Les cylindrées varient de 1 015 cm3 à 1 299 cm3, délivrant entre 55,5 et 65 chevaux.

Ces moteurs à arbre à cames en tête, commandés par courroie crantée, offrent des performances équilibrées, avec une vitesse maximale allant jusqu’à 164 km/h pour la version classique, et 175 km/h pour la Birotor.

Boîtes et transmissions

La GS est équipée de boîtes manuelles à 4 ou 5 rapports selon les versions, avec une option boîte semi-automatique à 3 rapports nommée C-matic. Les premiers modèles présentent parfois une boîte bruyante, un point réglé sur les millésimes ultérieurs.

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L’ensemble mécanique privilégie la traction avant, garantissant une bonne tenue de route et une conduite dynamique pour son gabarit.

Évolutions et versions GS/GSA (Birotor, Camargue)

GS et GSA : Design et améliorations

La courte carrière de la GS en première génération s’est étendue avec l’apparition de la GSA en 1979. Cette évolution propose un hayon inédit, un nouveau tableau de bord et une meilleure finition. Le design aérodynamique est optimisé, notamment sur les GSA X1 et X3, avec un coefficient de pénétration dans l’air remarquable pour l’époque (Cx = 0,318).

Les versions spéciales Birotor et Camargue

La GS Birotor, courte série produite entre 1973 et 1975, était équipée d’un moteur Comotor à pistons rotatifs offrant 107 chevaux. Malgré ses qualités dynamiques, elle pâtissait d’une consommation excessive (jusqu’à 20 litres aux 100 km) et d’une usure prématurée des segments, ce qui freina sa diffusion.

La Camargue, quant à elle, est un prototype coupé 2+2 dessiné par Bertone, présenté en 1972. Mécaniquement proche de la GS standard, elle conserve la suspension oléopneumatique avec un confort surprenant pour ce type de coupé.

Le mot de l’auteur
“La suspension oléopneumatique de la Citroën GS, moins développée que sur la DS, reste un atout majeur en confort et tenue de route, souvent sous-estimé par les passionnés.”

Conduite, confort et technologies embarquées

Suspensions et tenue de route

La GS bénéficie d’une suspension oléopneumatique simplifiée qui offre un compromis idéal entre confort et dynamisme, nettement supérieur à la majorité des berlines familiales de son époque. Cette suspension agit indépendamment sur chaque roue, éliminant les élancements et les vibrations, ce qui lui confère une tenue de route renommée.

Des détails techniques comme l’inclinaison avant des bras de suspension, inspirée de la Lotus 72, améliorent la stabilité, tandis que la direction à crémaillère sans déport limite les efforts transmis au volant.

Intérieur et équipements

Le cockpit se distingue par son tableau de bord innovant avec un compteur à tambour rotatif sous loupe, et un volant monobranche conçu pour la sécurité. L’habitacle spacieux bénéficie d’une bonne ergonomie et le hayon sur la GSA facilite l’accès au coffre sans compromettre la modularité.

Autres technologies notables : freins à disque haute pression sur les 4 roues, pneumatiques Michelin étroits pour une meilleure adhérence sur chaussée glissante, et commandes satellites pratiques sur la GSA.

Fiabilité et entretien: points à vérifier sur Citroën gs

Les points sensibles

La fiabilité du moteur boxer est globalement satisfaisante, à condition de vérifier certains éléments clés. Sur les GS de première génération, l’usure prématurée des cames et la corrosion du soubassement, notamment au niveau des points de soudure des butées de suspension, sont des problèmes fréquents à surveiller.

Les segments du moteur Birotor ont une longévité moyenne inférieure aux moteurs classiques, nécessitant un entretien vigilant du moteur rotatif si l’on en possède une.

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Coûts et opérations d’entretien

Le coût des réparations sur GS est raisonnable, mais certaines interventions comme la pose moteur pour changer l’embrayage sont plus longues et coûteuses qu’en concurrence, comptant environ 9 heures de main-d’œuvre, du fait du montage en porte-à-faux et des transmissions inboard.

Les pièces d’usure comme les courroies crantées doivent être remplacées régulièrement, avec une durée de vie moyenne de 80 000 km, tandis que le remplacement des disques de freins inboard demande un temps supérieur à des modèles au montage conventionnel.

Achat et conseils pratiques pour GS/GSA

L’achat d’une Citroën GS doit être précédé d’une inspection minutieuse, notamment sur la suspension oléopneumatique, l’état du châssis et la mécanique moteur. Ces voitures gagnent à être conservées dans un environnement sec pour limiter la corrosion des soubassements.

  • Privilégier les modèles produits à partir de 1974, bénéficiant d’améliorations mécaniques et de finition.
  • Vérifier la régularité de l’entretien, en particulier les courroies distribution et l’état des butées de suspension.
  • Contrôler les points de corrosion fréquents sous la caisse et les passages de roues arrière.
  • Tester la tenue de pression de la suspension oléopneumatique, élément essentiel au confort et à la sécurité.
  • Pour les modèles Birotor, demander un historique précis des travaux moteur, compte tenu de leur complexité et usure spécifiques.

Enfin, la participation aux clubs et forums dédiés permet de bénéficier d’un réseau de passionnés maîtrisant parfaitement la mécanique et restauration de ce modèle.

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FAQ — Citroën gs

Quelle est la puissance d'une Citroën GS ?

La puissance d'une Citroën GS varie entre 55,5 et 65 chevaux selon les versions classiques équipées de moteurs boxer refroidis par air. La version Birotor atteint quant à elle 107 chevaux grâce à son moteur rotatif.

GS ça veut dire quoi ?

GS signifie "Grand Super". Ce nom évoque la volonté de Citroën de positionner ce modèle comme une berline familiale intermédiaire entre petites populaires et grandes berlines avec des innovations techniques marquantes.

Quel est le prix d'une voiture GS ?

Le prix d'une Citroën GS d'occasion varie selon son état et sa version. Les modèles classiques se trouvent souvent entre 5 000 et 10 000 euros, tandis que les versions rares comme la Birotor peuvent coûter plus cher en raison de leur rareté et complexité.

Quelle est la puissance de la Citroën GSA ?

La Citroën GSA, évolution de la GS, conserve des motorisations similaires. Ses moteurs boxer offrent typiquement entre 55,5 et 65 chevaux, selon les versions, avec les mêmes caractéristiques techniques et un accent sur le confort et l’aérodynamisme.

Quels sont les points faibles à surveiller lors de l'achat d'une Citroën GS ?

Les points faibles à surveiller lors de l'achat d'une Citroën GS incluent la corrosion du châssis, surtout sous la caisse, l'usure prématurée des cames moteur, et la suspension oléopneumatique qui doit être testée pour tenir la pression et garantir confort et sécurité.

Quelles évolutions ont apporté la GSA par rapport à la GS ?

La GSA a apporté un design modernisé avec un hayon inédit, un tableau de bord revisité et une meilleure finition. Elle optimise aussi l’aérodynamisme avec un coefficient de 0,318 et améliore le confort grâce à des équipements supplémentaires et un habitacle plus fonctionnel.

Romain est mécanicien depuis 10 ans, aussi à l’aise sous le capot d’une citadine que sur le moteur d’une moto sportive. Convaincu que la mécanique ne devrait pas être réservée aux professionnels, il partage sur Ateliers Méca ses connaissances techniques et ses astuces de garage pour aider chacun à devenir plus autonome.

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