Un nouveau panneau bouscule les habitudes : les conducteurs vont-ils s’adapter ?
Des panneaux verts, vraiment ? Quand le Royaume-Uni prend la route de l’innovation…
Vous pensiez tout connaître des panneaux de signalisation ? Entre les triangles, les ronds rouges autoritaires et les rectangles informatifs, on croyait avoir fait le tour. Mais il faut croire que la créativité n’a pas encore dit son dernier mot : le Royaume-Uni s’est lancé dans un changement de cap qui surprend plus d’un conducteur et promet d’injecter une bonne dose de vert dans un univers où la prudence fait normalement office de sifflet d’arrêt.
Que propose donc ce pays habituellement réputé pour ses autobus à double étage ? Ni plus ni moins qu’une « toute nouvelle gamme de panneaux » à bordure verte, ronds, convaincus que la douceur peut parfois plus que l’ordre strict. Fini le doigt pointé du rouge qui vous intime le respect d’une vitesse ! Place à la suggestion bienveillante, à l’encouragement d’un comportement responsable et (avouons-le) un peu plus écoresponsable.
Des zones sensibles, des conseils avisés (sans punir)
Ces panneaux verts apparaissent déjà sur les routes britanniques. Mais attention : ils ne commandent rien. Leur mission ? Suggérer, surtout dans des lieux à risque comme près des écoles. Concrètement, là où le panneau classique à bordure rouge fixe une limitation légale, son cousin à bordure verte préfère la diplomatie et invite à la prudence.
Par exemple, au lieu d’imposer de ne pas dépasser 30 km/h devant un établissement scolaire, le panneau vert pourrait en recommander 20. C’est subtil : il prévient, sans contraindre. L’idée est de responsabiliser l’automobiliste sans agiter la menace de la sanction. Un avocat spécialisé en droit routier au Royaume-Uni explique d’ailleurs que, juridiquement, ces panneaux « encouragent à une conduite plus sûre , bien qu’ils ne soient pas obligatoires ». Autrement dit, vous n’aurez pas d’amende si vous passez à 22 km/h au lieu de suivre le conseil – mais votre bonne conscience, elle, risque de vous pousser à lever le pied.
Ce système vise donc à obtenir l’adhésion par la logique et la sensibilité plutôt que par la peur du gendarme. L’objectif affiché : éviter l’excès de rigidité dans des endroits où le trafic a besoin de souplesse, et surtout ne pas empirer les risques d’embouteillage.
Innovation ou gadget ? Le débat sur l’efficacité
Faut-il applaudir cette démarche, ou la ranger dans la grande boîte des curiosités routières ? La question fait débat. Si l’idée est vue comme innovante, elle suscite aussi des interrogations sur son efficacité réelle. Après tout, à quoi bon suggérer si personne ne suit ? Et, inversement, est-ce que responsabiliser le conducteur et valoriser son discernement participera à long terme à une sécurité accrue ?
Le Royaume-Uni tente le pari, mais quant à une généralisation à d’autres pays – notamment la France – l’espoir semble mince. Selon le magazine Auto Plus, « ils ne devraient probablement jamais être introduits » sur notre territoire. Il faut dire qu’en France, la signalisation a déjà trouvé son champion de la suggestion : le fameux panneau C4a bleu, carré aux bords arrondis blancs, qui indique bien gentiment une vitesse idéale, souvent avant une courbe à la réputation sournoise. Chez nous, le vert, c’est (jusqu’à preuve du contraire) strictement réservé à la direction.
Pourquoi la France (et l’Europe) misent sur le bleu… et résistent au vert
Impossible d’aborder la question sans revenir à la Convention de Vienne de 1968. Son but : harmoniser la signalisation routière pour éviter que les usagers ne s’arrachent les cheveux (ou pire, les pare-chocs) en passant les frontières. Dans cet élan de consensus européen, la plupart des pays ont adopté une solution calme et efficace pour indiquer la vitesse conseillée : le rectangle bleu.
- L’Allemagne, le Danemark et l’Espagne arborent fièrement ce panneau bleu rectangulaire pour signaler une « vitesse de bon sens ».
- La Norvège et l’Irlande, elles, préfèrent miser sur le rectangle blanc, tout aussi neutre mais légèrement moins flashy !
Difficile donc, dans ce contexte d’uniformisation, d’imaginer nos voisins déroger au code international pour s’offrir une touche de vert à l’anglaise, innovation écolo ou pas.
Alors, à quand de nouveaux panneaux dans nos villes ? Pour le moment, les conducteurs français peuvent souffler : la marée verte ne semble pas prête à déferler sur nos routes, et le bleu a encore de beaux jours devant lui. Moralité : peu importe la couleur, gardons surtout notre vigilance… et notre humour !

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.






