D’après les dernières études, voici les pannes qui frappent le plus souvent les voitures électriques : la grande surprise dévoilée

Vous pensiez que passer à l’électrique, c’était laisser les pannes au musée avec les moteurs à combustion, les filtres à huile et les vidanges interminables ? Détrompez-vous ! Les voitures électriques réduisent bien la corvée de l’entretien, mais de récentes études montrent que, côté fiabilité… il y a quelques zones d’ombre. Accrochez-vous, car même sans pot d’échappement, il y a parfois de la friture sur la ligne !

Un entretien simplifié… mais pas sans soucis

Commençons par le bon côté de l’histoire. Les voitures électriques, grâce à leur mécanique simplifiée (pas de moteur à combustion, moins de fluides et adieu les systèmes compliqués), réclament globalement moins d’entretien que les thermiques.

  • Fréquence d’entretien diminuée : souvent tous les 30 000 km pour une électrique, contre 15 000 km pour une thermique.
  • Chez Tesla, c’est presque la dolce vita : changez le filtre à air de l’habitacle tous les 2 à 3 ans, faites vérifier le liquide de frein tous les 2 ans, la climatisation tous les 3 à 6 ans… et profitez du silence !

Quant aux pièces d’usure classiques, là aussi l’électrique marque des points grâce au freinage régénératif qui « croque » moins vite les plaquettes de frein. Mais (car il y a un mais), certaines failles subsistent.

Les surprises du palmarès des pannes : le logiciel en tête

Quel est donc ce grain de sable qui grippe parfois le moteur électrique ? Contre toute attente, la source n’est pas mécanique mais… numérique ! Les problèmes de logiciel raflent la médaille d’or parmi les incidents les plus fréquents. L’étude menée par l’entreprise Which? auprès de 48 034 Britanniques (propriétaires de 56 853 véhicules) l’an dernier est sans appel :

  • Les électriques cumulent 31,4% des pannes subies au cours des 12 derniers mois, plus que les diesel (29,1%) et les hybrides rechargeables (27,5%). Les véhicules essence ferment la marche (18,1%).
  • Elles restent aussi immobilisées le plus longtemps lors d’une panne (5,1 jours en moyenne, devant les hybrides rechargeables à 4,2 et les hybrides à 3,9 jours; les essences sont les plus rapides à repartir, en 3 jours).
  • Même le démarrage pose quelques soucis : 8,1% des propriétaires d’électriques ont signalé au moins un problème de démarrage sur l’année, plus que les diesels ou les PHEV.
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Le principal point noir ? Les bugs de logiciels, notamment sur certaines séries récentes comme la Volkswagen ID.3 au lancement, avec des dysfonctionnements du système d’info-divertissement ou du planificateur de recharge. Bonne nouvelle cependant : ces problèmes se corrigent souvent par une simple mise à jour, parfois même à distance (merci les OTA !).

La batterie 12V : l’ennemi inattendu du quotidien

Pas question ici de la grosse batterie Lithium-ion qui tracte fièrement la voiture ! Non, c’est la petite batterie 12V, la même que sur les thermiques, qui pose le plus souvent problème : 54 % des pannes recensées en 2020 sur les VE en Allemagne lui seraient imputables, contre 46,3 % pour les véhicules essence ou diesel. Pourquoi ? Parce qu’avec peu de pannes moteur sur les électriques, cette fidèle batterie concentre la majorité des soucis… comme chez ses cousines thermiques.

Un conseil : pour éviter d’épuiser inutilement votre batterie 12V, pensez à bien verrouiller votre voiture même dans le garage. Cela coupe certains équipements énergivores restés en veille.

  • L’électricité générale et l’éclairage représentent 15,1% des pannes, les pneus 14,2%.
  • Les problèmes spécifiques à l’électrique (batterie Lithium-ion ou chargeur embarqué) ne comptent que pour 4,4% des pannes.
  • Les soucis de ventilation ou gestion de température sont anecdotiques (0,1%).

La « vraie » batterie : rassurez-vous !

L’autre crainte, c’est la dégradation de la batterie de traction. Oui, la batterie perd de la capacité au fil des ans et des kilomètres (la fameuse « rétention »). Mais les chiffres tempèrent les inquiets : chez Tesla par exemple, moins de 10% de perte après 160 000 km, environ 15% après 320 000 km. De toute façon, la plupart des batteries sont garanties huit ans avec une capacité minimale de 70%.

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Ce qu’il faut retenir : fiabilité solide, mais attention au numérique

En conclusion, si on met de côté les bugs logiciels (qui, soulignons-le, toucheraient sûrement aussi les thermiques si leur développement était aussi rapide), les voitures électriques s’avèrent plus fiables dans la durée. Les pièces mécaniques lâchent moins, la grosse batterie tient mieux que prévu… mais la révolution numérique apporte son lot de caprices informatiques. Moralité : si vous croisez un technicien qui met à jour votre auto à distance, offrez-lui un café : il est peut-être la clé de votre tranquillité sur la route électrique !

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.

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