Pourquoi le diesel reste imbattable malgré la montée des voitures électriques ?

Alors que les voitures électriques font la une et s’invitent à tous les coins de rue, un constat s’impose : le diesel résiste encore et toujours à l’envahisseur… Mais pourquoi donc cette motorisation reste-t-elle imbattable, malgré la vague verte qui submerge peu à peu le secteur automobile ? Plongeons sans tabous dans la comparaison, chiffres à l’appui, pour comprendre ce qui fait encore la force du bon vieux gazole.

Prix d’achat : un écart décisif, et pas qu’un peu !

  • En Italie, le prix d’une voiture électrique dépasse largement celui de son équivalent thermique.
  • Selon une étude, cette différence peut aller de 10 000 € à 25 000 €, selon le modèle et les options choisies.
  • Même si les tarifs tendent à baisser, boostés par la demande croissante et l’avancée de la technologie, l’écart reste lourd à digérer pour beaucoup de portefeuilles.

Pas étonnant donc que, d’après une recherche de Quattroruote, 70 % des jeunes de la Génération Z (soit environ 1500 personnes sondées) refusent l’idée de payer plus pour une électrique que pour une thermique équivalente. Discours de raison ou manque d’âme écologique ? Toujours est-il que le diesel garde la cote à l’achat.

Côté valeur résiduelle : diesel, ce survivant

  • En matière de décote, les véhicules diesel s’en sortent plutôt bien : ils conservent 87,4 % de leur valeur initiale.
  • Pour comparaison, les hybrides tiennent à 83,9 %, tandis que les voitures essence tutoient le sommet, avec 98,4 %.
  • Les électriques, elles, restent discrètes sur ce point, preuve que l’inédit coûte… cher dès que l’on parle revente.
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Utilisation au quotidien : coûts, énergie et prises de tête

  • Que vous rouliez électrique ou thermique, les calculs de coûts reposent sur la moyenne : kilomètres parcourus chaque année, prix des carburants ou de l’électricité — qui varient grandement selon la région et le distributeur.
  • Pour les véhicules électriques, c’est le parcours du combattant : prix du kWh très fluctuant, entre recharge à la maison ou sur borne publique. Pour un repère, le prix moyen sur borne publique en Italie est de 0,725 € par kWh, avec une consommation annuelle d’environ 2550 kWh.
  • Attention : ces montants ne couvrent que l’électricité consommée. L’investissement initial dans l’infrastructure pèse lourd. Entre la nécessité d’avoir un box ou une place dédiée et l’achat d’une borne privée (jusqu’à 3 000 € et plus), la facture grimpe vite. Sans parler des éventuelles mises à niveau de l’installation électrique.

Et puis, il y a le temps : faire un plein de gazole, c’est l’affaire de quelques minutes. Pour une recharge électrique classique, patientez sagement… sauf si vous êtes équipés pour la recharge rapide. Ce temps d’attente décalé se paie évidemment en flexibilité d’utilisation.

À l’entretien, l’électrique fait bonne impression… mais gare à la batterie !

  • La magie de la récupération d’énergie au freinage permet aux électriques de préserver leurs freins. Un atout certain pour la facture !
  • D’après la Society of Automotive Engineers, l’entretien d’une électrique coûterait jusqu’à 30 % de moins qu’une thermique.
  • Mais l’épée de Damoclès, c’est la batterie : lorsqu’il faut la remplacer, comptez de 5 000 à 15 000 €, suivant les modèles. Heureusement, il semblerait que les générations récentes peuvent fonctionner entre 12 et 15 ans dans un climat tempéré. Mais de nombreux paramètres entrent en jeu : mode de conduite, façon de recharger, conception de la batterie et gestion thermique.
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Taxes et assurances : le bonus écolo, mais rien n’est gratuit

  • Les voitures thermiques restent soumises à la fameuse taxe de circulation régionale, calculée selon la puissance et la catégorie Euro du moteur. Pour une voiture de cylindrée moyenne, il faut prévoir entre 100 et 250 € par an.
  • Côté électriques et hybrides, souvent bonne surprise : exonération partielle ou totale du bollo, selon la région. Un petit plaisir qu’il faut vérifier auprès des autorités locales.
  • Enfin, la prudence s’impose à l’assurance : le marché propose des contrats spécifiques pour les électriques et hybrides rechargeables, comme Allianz Lithium, conçu pour couvrir les risques propres à ces technologies.

Conclusion : le diesel, roi du compromis ?
Entre prix d’achat bien moins salé, décote maîtrisée et simplicité d’usage, le diesel garde (encore) une vraie longueur d’avance face aux électriques. Certes, l’entretien est parfois plus onéreux, mais on reste sur un terrain connu : pas de grosse surprise à la batterie, et un ravitaillement express en toute circonstance. Alors, si l’innovation et la planète vous font de l’oeil, sachez que l’électrique gagne du terrain… mais pour l’instant, le diesel n’a pas dit son dernier mot !

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.

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