L’été arrive, les manches tombent… et les risques grimpent en flèche. Vous aussi, vous avez déjà hésité à troquer votre blouson de motard contre un simple t-shirt lorsqu’il fait 35°C ? Avant de faire passer votre confort avant votre peau, écoutez donc les témoignages de ceux qui s’en souviennent… parfois chaque matin devant la glace !
L’appel du bitume (et de la fraîcheur…)
Dès que le mercure grimpe, les rues se remplissent de pilotes en tenue légère. « RIDE SAFE ! » martèle Loïc, conducteur genevois de deux-roues motorisé. Pour lui, aucune concession, même sous la pluie, la neige (une micro-douceur, précise-t-il) ou la canicule : « Je sors toujours équipé ! Je préfère transpirer un peu que de perdre ma peau ! »
Pour Eric, motard depuis vingt-deux ans, on ne badine pas non plus avec la sécurité, mais il a ses petits secrets pour survivre à la fournaise : partir plus tôt, entrouvrir son manteau, ou s’accrocher à l’ombre des feux rouges le temps d’une pause. Moins efficace qu’un glacier évidemment, mais bien plus protecteur.
Moins de peau, plus de vie
Pourquoi tant de discipline ? Parce qu’une chute à moto, même à basse vitesse, peut transformer un simple trajet en une mauvaise aventure médicale. Les blessures en cas d’accident sont variées, et rarement des souvenirs de vacances :
- Brûlures (douloureuses et durables, quelle que soit la météo)
- Fractures et contusions
- Abrasion d’une brutalité qu’on préfère ne pas détailler à table
- Lésions musculaires et articulaires
L’équipement de motard ne laisse donc aucune excuse au style minimaliste. Même si seuls casque et gants sont obligatoires sous peine d’une amende de 68 euros, les spécialistes (et quelques motards bien marqués par la vie) recommandent chaudement (sans jeu de mot, promis !) :
- Un blouson à manches longues, voire muni d’une dorsale
- Un pantalon épais jusqu’aux chevilles
- Des chaussures montant au bas du tibia
La bonne nouvelle ? Céline, motarde expérimentée des Hauts-de-Seine, rappelle que les équipementiers ont pensé à nos petits coups de chaud : « On trouve aujourd’hui des gants d’été, des blousons à l’aération optimisée avec protections aux coudes et épaules. Il existe aussi des sweats avec fibres kevlar dans le tissu et, côté pieds, les baskets de moto sont bien plus confortables que les bottes ! »
À quel prix se paie la protection ?
Pas de magie, tout cela a un coût : l’équipement est rarement soldé à la caisse de la sécurité routière. Comptez en moyenne 150 euros pour un blouson d’été, 50 euros la paire de gants, 150 euros pour les fameuses baskets adaptées. Henri, dans les Alpes-Maritimes, estime d’ailleurs : « Les pouvoirs publics devraient baisser les taxes sur les produits liés à la sécurité. » Un avis qui fera peut-être transpirer les décideurs…
Même bien équipée, Julie n’a pas oublié sa frayeur : « Une simple glissade à 60 km/h et tout était bien éraflé… Je n’ose imaginer ce que ça aurait donné sans aucune protection ! » Bernard, motard chevronné du Tarn-et-Garonne, en a fait l’amère expérience lors d’un jour de forte chaleur : il portait une tenue légère sans peau nue, mais a tout de même récolté des brûlures sur les bras et les cuisses. Depuis, il ne transige plus : « Je ne conduis jamais sans protection, qu’importe la température. »
Entre tentation du confort et réalité du bitume
Pourtant, la tentation est forte de céder à la chaleur. Antoine, à La Réunion, confesse : « J’avoue délaisser très souvent le blouson et le jean pour un short et un tee-shirt. Je sais que c’est pas top, mais par 35 degrés, la tenue complète est intenable. » À Nice, Eric (un kiné à domicile) résume le dilemme : « Les petits trajets à 30 km/h en ville complètement équipé sous 35°C, c’est insupportable. Je porte juste un casque jet, des gants en cuir, une chemise fine et ouverte. En bas, c’est short et baskets en toile. »
Mais la ville, loin d’être une zone sûre, cache mille pièges : plaques d’égout, lignes blanches, nids-de-poule et piétons… Les risques n’attendent pas la campagne ! D’ailleurs, la mortalité chez les motards triple l’été, que l’on roule en ville ou sur les départementales.
En résumé ? On transpire tous (parfois beaucoup), mais peu d’entre nous aimeraient voir leur peau transformée en carpaccio par un bitume surchauffé. Allez, courage : choisissez la sueur, pas les cicatrices !

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.






