Vous freinez encore comme ça ? L’erreur qui piège des milliers de motards

Vous freinez encore comme ça ? L’erreur qui piège des milliers de motards

Ça y est, vous avez enfin craqué pour la moto qui fait rêver – celle qui “pousse de folie”, comme on dit. Mais avez-vous déjà entendu quelqu’un s’extasier sur la capacité de sa moto à “freiner de folie” ? Clairement moins sexy à l’apéro, mais tellement vital sur la route ! Car oui, le frein n’a jamais fait avancer qui que ce soit (sauf en rêve), mais il apporte ce petit supplément de sécurité et de confiance qui distingue le motard en maîtrise du simple poète de la poignée.

L’erreur de freinage la plus courante : mythe du tout-arrière

Chez les motards débutants, un réflexe bien ancré a la vie dure : tout miser sur le frein arrière. La peur de voir la moto «plonger» à l’avant au freinage, surtout en l’absence d’ABS, conduit certains à écraser la pédale arrière, puis à pincer le levier avant comme on arrache une brindille. Résultat ? Risque de glissade si la roue avant bloque et – pour ceux qui ont déjà fait l’expérience – tentative de conversion accélérée en cascadeur le temps d’une chute. Mauvaise pioche : s’en remettre quasi-uniquement à l’arrière est une erreur, bien plus anxiogène et dangereuse qu’un freinage équilibré.

Durant le permis moto, difficile d’y échapper : les moniteurs rabâchent la progressivité ! Il s’agit de commencer doucement, puis d’augmenter l’effort – et surtout, de ne pas oublier ce bon vieux frein moteur, dont l’importance grandit sur les grosses cylindrées et autres bi-cylindres.

Répartition du freinage : mathématique ou artistique ?

On entend souvent parler du “70/30” : 70% de la puissance à l’avant, 30% à l’arrière. Plus récemment, la partition s’est complexifiée avec le “70/15/15”, histoire de donner au frein moteur toutes ses lettres de noblesse. Oui, certains experts rappellent que commencer par l’arrière “asseoit” la moto et assouplit le transfert de charge, pour plus d’homogénéité.

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Les technologies n’ont pas été oubliées : freinages couplés chez Honda, BMW, Suzuki ou Guzzi (paix à leurs systèmes passés), puis grande percée de l’ABS électronique ultra-sophistiqué. Aujourd’hui, la centrale inertielle vérifie l’inclinaison, la vitesse et l’humeur de votre machine : blocage de roue ? L’ABS intervient, sans se poser de question.

Freinage progressif, dégressif : savoir choisir la méthode

Les routes bosselées, mouillées, ou simplement les traversées urbaines : là, optez pour le progressif. Un peu, puis plus, puis on relâche en douceur. Côté urgence ou sportivité – pensez circuit, ou simple jour où la vie vous rajoute des épices – c’est le freinage dégressif qui prévaut. On commence fort (pas en hurlant, ça ne sert à rien), puis on relâche la pression à mesure que la vitesse baisse. Les pros, eux, freinent à la bagarre en ligne droite et laissent diminuer l’effort jusqu’au point de corde.

Sur circuit MotoGP, la star, c’est le frein avant. Les freinages arrière sont réservés à l’ajustement : au pouce, SVP. Mais sur route, certaines motos exigent vraiment l’utilisation de l’arrière pour ralentir efficacement. Tout dépend de votre monture… et de ses humeurs !

  • Sur un trail (roues grandes, débattement qui donne envie d’aller sur la Lune), le frein arrière et le frein moteur deviennent prioritaires pour contrôler les transferts de masse aggravés par la géométrie.
  • Sur un custom (empattement record et poids façon Titanic), le frein avant ne suffit pas : privilégiez l’arrière, parfois à 50/50 !

Doigts, ABS, frein moteur : vos alliés insoupçonnés

L’élection du “meilleur nombre de doigts” fait souvent débat ; deux doigts ont la cote (meilleure prise, moins de risque d’excès de zèle sur le levier), à condition que la puissance de freinage suive. Quatre doigts ? Plus de force possible, mais gare au dosage sur les machines modernes.

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L’ABS, parlons-en : il ne raccourcit pas la distance de freinage, mais évite de l’allonger en cas de blocage. Sa mission n°1 ? Empêcher la roue avant de déraper, donc limiter le risque de chute. Plus d’excuses ! Il existe même des stages, ouverts à tous, pour pratiquer le freinage réflexe, tester ses limites, sentir le déclenchement de l’ABS et – entre deux exercices – rappeler à votre sens pratique que la science du freinage, ça se cultive.

N’oublions évidemment pas le frein moteur, allié précieux pour décupler l’efficacité de l’arrière, stabiliser encore la machine, et apporter une dose supplémentaire de zen dans l’action.

Conseil pratique : pratiquez ! Rien ne vaut l’expérience réelle. Stages de reprise de guidon, journées encadrées… Tout est bon pour rafraîchir ses réflexes. Et si, en freinage d’urgence, il faut parfois freiner tout ce qu’on peut, pensez aussi à débrayer – sinon le moteur continuera de propulser (et ce n’est pas le but recherché, juré !). Enfin, adaptez la méthode à votre monture et à la situation : le freinage n’est pas une science exacte, mais on évite les grosses erreurs pour rester, longtemps, du bon côté de la poignée.

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.

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