Une BMW qui fait moins de bruit qu’un aspirateur à 6h du matin, c’est possible ? Avec le bon accessoire, il paraîtrait bien ! Motards en quête de silence, arrêtez tout : un simple déflecteur risque de réduire sérieusement le boucan marin de votre GS. Mais pas sûr que tous les voisins soient bluffés, car la magie acoustique n’agit pas partout…
Les motards et la personnalisation, une histoire d’amour et de décibels
Faut-il encore le rappeler ? Les motards sont de grands enfants amateurs de jouets évolués. Modifier sa bécane est parfois une question d’esthétique, mais c’est plus souvent une affaire de praticité. Un support GPS ici, des sacoches là, quelques gadgets pour transformer sa moto en navette spatiale… Mais il y a un autre domaine où les motards aiment s’aventurer : l’échappement. Certains troquent le silencieux d’origine pour un modèle plus léger, moins encombrant, et souvent plus expressif pour réveiller tout le quartier (l’avis des riverains n’est alors, disons-le, jamais vraiment sollicité).
Seulement voilà, toutes les oreilles n’apprécient pas forcément ce grondement digne d’une armée de tondeuses en furie. Entre les campagnards adeptes de la sieste et les urbains surmenés, le bruit génère plus de débats qu’un dîner politique. Mais que faire lorsque le bruit vient justement… d’un pot d’origine sur une BMW ?
Le Gonzzoo, le déflecteur qui défend vos tympans (mais surtout ceux du pilote)
La solution se présente sous la forme d’un accessoire étonnamment simple : le déflecteur de pot d’échappement Gonzzoo, signé Wunderlich. Ce spécialiste allemand de l’accessoire BMW Motorrad a pensé à ceux qui en ont marre des vrombissements persistants des R 1200 GS et R 1250 GS. Et on ne parle pas seulement du modèle standard, mais aussi de la version Adventure, pour ceux qui roulent jusqu’au bout du monde… ou au bout de la rue.
Le Gonzzoo s’installe tout simplement sur la sortie du silencieux d’origine (pas besoin d’avoir fait Polytech pour le monter, le système de fixation slip-on est prévu pour les allergiques à la mécanique du dimanche). Sa mission ? Faire la chasse au son à basse fréquence, principalement entre 80 et 130 km/h. Résultat : le pilote peut dire adieu à la fatigue auditive sur longs trajets et à ce bourdonnement qui bruine le moral au fil des kilomètres.
- Pas de perte de puissance
- Réduction du grondement dans la plage des vitesses usuelles
- Protection des valises latérales contre la chaleur du pot
- Montage/démontage facile selon les besoins
Une histoire de résonance… ou quand la valise joue les caisses de résonance
Mais alors, pourquoi ce besoin de calmer l’engin ? La réponse se cache dans une bizarrerie acoustique. Sur les BMW GS – en particulier les 1250 et 1200 équipées de valises alu – une étrange résonance se créé. Les valises servent d’amplificateur involontaire, transformant le bruit du pot en une symphonie insupportable, surtout pour le (ou la) passager(e). Un véritable casse-tête, qui a animé des forums entiers et poussé des motards à trouver leurs propres solutions pour faire taire le pot… d’origine, s’il vous plaît !
Petit clin d’œil à ceux qui roulent sur d’autres machines (le triplette notamment) : vous échappez à ce phénomène. Certains modèles restent même plus discrets avec des silencieux non d’origine, comme le Scorpion Serklet.
C’est donc pour éviter cette cacophonie sur les longues distances – et garder de bonnes relations avec le passager (conseil d’ami) – que les motards s’intéressent désormais plus à taire leur moto qu’à la faire rugir.
Silence, on roule : mais pour qui ?
Attention cependant à ne pas rêver : le fameux déflecteur Gonzzoo ne fait pas du GS une moto muette aux oreilles du voisinage. Son efficacité porte surtout sur ce que perçoit le pilote. Les riverains, eux, risquent de continuer à percevoir le passage du trail, même si l’inventeur y met toute la bonne volonté du monde.
Cet engouement pour le silencieux moins bruyant pourrait laisser songeur les ingénieurs de BMW. Car si l’on en est à acheter ce genre d’accessoire, ne serait-ce pas le signe d’un problème… pas si secondaire côté conception ? D’ailleurs, la marque ne manque pas de moyens ni d’expertise, ce qui laisse perplexe quant à ce loupé acoustique resté sans réponse pendant des années. Les acousticiens, eux, savent bien que la science des decibels ne s’improvise pas.
En attendant, entre nostalgie, pop culture et envies d’aventure façon Steve McQueen, c’est peut-être la poétique imperfection des motos qui fait qu’on continue – malgré tout – à les aimer fortement, même si elles rugissent parfois plus qu’on ne le souhaiterait.
Conseil de fin : si votre GS commence à jouer du tambourin en duo avec la valise, pensez au Gonzzoo pour l’apaiser (et sauver votre couple à la veille des vacances).

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.






