Mercedes encore à la traîne sur les objectifs CO₂ : “Attention, ceux qui croient que la menace chinoise n’existe pas vivent dans un rêve”

Suspense écologique au sommet de la pyramide automobile européenne : alors que presque tous les constructeurs foncent vers leurs objectifs CO₂, Mercedes-Benz cale dangereusement. Mais attention, ignorer les rivaux venus d’Asie, c’est vivre dans le déni !

Mercedes-Benz : la seule élève en difficulté ?

Une nouvelle analyse réalisée par Transport & Environment (T&E) dresse un constat étonnant : quasiment tous les constructeurs automobiles européens sont en passe d’atteindre leurs engagements en matière de réduction d’émissions de CO₂ sur la période 2025-2027. Mais il y a un caillou dans la chaussure (en cuir vegan, rassurez-vous) de l’industrie : Mercedes-Benz. Là où ses concurrents comme BMW, Renault, Stellantis ou Volkswagen remplissent les critères européens – certains les dépassant même avec facilité –, Mercedes dépasse de 10 grammes de CO₂ par kilomètre la limite fixée, selon T&E.

Pour éviter les amendes salées qui la guettent (et qui feraient rougir un contrôleur fiscal suédois), Mercedes va probablement devoir recourir au CO₂ pooling. En clair, elle devra acheter des droits d’émission à des constructeurs comme Volvo Cars ou Polestar. À chacun ses plans B !

Des délais, du répit… et des critiques !

Le plus savoureux, c’est que Mercedes traine la patte alors que l’Europe avait déjà offert un sursis à tout le secteur. Initialement, les industriels devaient respecter la barre des émissions dès 2025. Désormais, grâce à la générosité de la Commission européenne – applaudie par la filière automobile mais beaucoup moins par les écologistes –, cette échéance est repoussée à 2027.

Lire aussi :  Voici les 19 motos les plus laides de l’histoire : ce classement va choquer plus d’un motard

Du côté des constructeurs, on ne boude pas son plaisir : un peu de temps en plus pour s’ajuster. Mais nombre de critiques pointent du doigt ce délai supplémentaire, qu’ils voient comme un frein à la transition vers l’électrification et, plus largement, comme une menace pour les objectifs climatiques européens. Pendant ce temps, la concurrence ne dort pas, et l’évolution doit rester rapide, sous peine de perdre la course mondiale.

Le marché européen : entre optimisme et freins persistants

L’Europe garde cependant le cap vers l’électrique. Les ventes de voitures 100 % électriques ne cessent de progresser. Selon T&E, la première moitié de 2025 a vu les ventes de véhicules électriques à batterie bondir de 38 %. Mais voilà : ce dynamisme risque de s’essouffler, T&E prévoyant deux millions d’unités de moins écoulées entre 2025 et 2027, en raison du report des réglementations strictes. Principal coupable : l’écart de prix, parfois de 30 à 40 %, entre l’électrique et les modèles à essence ou Diesel traditionnels.

  • Les prix des batteries chutent plus vite que prévu : -27 % avant fin 2025, et encore -28 % d’ici 2027.
  • Le réseau de recharge couvre désormais 77 % des autoroutes européennes, la plupart des pays ayant déjà atteint (ou même dépassé) leurs objectifs d’infrastructure pour 2025.

De quoi donner un véritable coup d’accélérateur à la mobilité électrique, même si certains traînent des pieds côté production… ou préfèrent regarder la Chine du coin de l’œil.

La pression asiatique : réveil ou cauchemar ?

Pour Lucien Mathieu, directeur de T&E, la concurrence mondiale doit servir d’aiguillon. Il martèle que les constructeurs européens n’ont pas le luxe de s’abriter derrière les récentes extensions de délais. Les mots sont clairs : « Qui pense que la Chine va cesser d’innover vit dans un rêve. » Car la Chine s’est adjugé plus de 30 % du marché mondial du véhicule électrique à batterie. Des nations comme l’Inde, le Mexique ou la Thaïlande accélèrent aussi leur conversion à l’électrique. Si l’Europe se repose sur ses lauriers, elle se fera dépasser, ni plus ni moins.

Lire aussi :  Algorithmes Provably Fair

Mercedes-Benz, pour l’instant, reste le seul grand constructeur européen à menacer de manquer les objectifs CO₂. Or la conjoncture lui est (presque) favorable : batteries meilleur marché, bornes de recharge de plus en plus présentes… mais une pression politique en baisse en raison des délais prolongés. Pour T&E, ce n’est vraiment pas le moment de ralentir : « Il faut garder le cap sur une mobilité sans émissions. »

Alors, Mercedes (et l’Europe) : on appuie sur l’accélérateur pour ne pas finir sur la voie de dépassement chinoise ?

Marc est un passionné d’automobile et de moto qui aime partager son expérience et ses connaissances du monde des deux et quatre roues. Sur ce blog, il vous propose des conseils d’entretien, des actualités et des astuces pour mieux profiter de vos véhicules. Toujours à l’affût des nouveautés, il rend l’univers auto-moto accessible aux débutants comme aux connaisseurs.

5,0
5,0 étoiles sur 5 (selon 2 avis)
Excellent100%
Très bon0%
Moyen0%
Passable0%
Décevant0%
Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn